Députée

7e circonscription du Nord

Les ophtalmologistes:

 

J’ai défendu la suppression de l’article 40, qui prévoyait la possibilité pour les orthoptistes de prescrire des aides visuelles sans consultation au préalable d’un ophtalmologiste.

En effet, cet article permet aux patients d’obtenir des renouvellements d’ordonnance sans être examinés par un ophtalmologiste. Cette mesure présente un risque pour la santé des patients, car seul l’ophtalmologue est habilité à réaliser des examens cliniques et des bilans visuels, indispensables au dépistage de pathologies asymptomatiques. Il n’est donc pas opportun de mettre au même niveau la profession d’orthoptiste, qui ne relève pas de la même formation et n’offre pas les mêmes possibilités de diagnostic.

Je suis en désaccord avec l’argument opposé par le Gouvernement, qui justifie cette mesure par les délais trop importants pour obtenir un rendez-vous chez l’ophtalmologue. En effet, selon le Syndicat national des Ophtalmologistes de France, ce délai s’est fortement amélioré, passant de 66 et 43 jours en deux ans. Cet argument n’est donc pas suffisant à mes yeux.

Je regrette que ce dispositif n’ait pas été supprimé. Toutefois, le texte issu des débats en première lecture prévoit, pour toute prescription de verres ou de lentilles par un orthoptiste, l’obligation de consultation préalablement consulté un ophtalmologique dans un délai fixé par décret, qui est de 5 ans. Cette mesure est loin d’être satisfaisante, même si elle permet d’éviter le renouvellement d’ordonnances sans passage par la filière ophtalmologique.

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