Députée

7e circonscription du Nord

Proposition de résolution : reconnaître l'endométriose sur la liste des affections longue durée.

Le 13 janvier dernier était examinée une proposition de résolution visant à inviter le Gouvernement à reconnaître l’endométriose sur la liste des affections longue durée. 

Notre groupe UDI et indépendants a voté POUR.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique liée à la présence anormale de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Elle entraîne de très fortes douleurs physiques chez les femmes, souvent invalidantes. La maladie a également un impact sur la vie sexuelle et la fertilité : elle serait aujourd’hui la première cause d’infertilité

Cette maladie touche aujourd’hui 10% des femmes en âge de procréer. Au-delà d’une véritable souffrance quotidienne, elle constitue un véritable handicap : selon l’association Endomind, 80% des femmes touchées ressentent des limitations dans leurs tâches quotidiennes. Elle impacte directement la capacité des femmes à travailler et à étudier, avec des conséquences sur leur statut social, leur carrière et leurs familles.

Mais c’est aussi à l’errance médicale que ces femmes doivent faire face. En moyenne, les malades attendent 7 ans avant d’être diagnostiquées : c’est inacceptable !

La proposition de résolution

 

Cette résolution demande la reconnaissance institutionnelle de l’endométriose et son intégration dans la liste des affections longue durée (ALD 30). Une ALD exonérante est une maladie qui nécessite des soins prolongés et des traitements particulièrement coûteux. L’inscription sur cette liste permettrait :

                ➡️une prise en charge à 100 % des dépenses liées à ces soins et traitements

                ➡️la réduction du délai de carence, qui n’est plus retenu que pour le premier arrêt de travail pendant 3 ans

La suppression du délai de carence a son importance : l’enquête « Endotravail » parue dans le numéro 165 de Connaissance de l’emploi (novembre 2020) démontre que 82 % des femmes atteintes d’endométriose sont réticentes à demander des arrêts maladie à leur médecin pendant les crises, notamment en raison de la perte de salaire induite par les jours de carence en l’absence de prise en charge ALD.

Suites données par le Gouvernement
 

Monsieur Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités, a annoncé que des concertations étaient en cours pour savoir sous quel type d’ALD il serait souhaitable d’inscrire la maladie. 

Toutefois, cette mesure ne sera pas suffisante. Il y a urgence à améliorer la prévention, lorsqu’on sait que cette maladie a des facteurs génétiques reconnus. Il faut créer un parcours de soin adapté, avec des professionnels de santé formés à la détection des symptômes. Enfin, il nous faut réaliser un effort de recherche conséquent, afin d’être en première ligne sur les possibles avancées des traitements. Nous attendons encore beaucoup de la part du Gouvernement et de sa stratégie de lutte contre l’endométriose ! 

Retrouvez mon intervention : 

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