Députée

7e circonscription du Nord

Question au gouvernement : prime de soins critiques

Le mardi 8 février 2022, lors de la séance de questions au Gouvernement, j’ai interpellé Olivier Véran sur l’exclusion de certains soignants de la prime de soin critiques de 118 euros créée en janvier.

 

Pour rappel, cette prime a été instaurée par le décret du 10 janvier 2022, au bénéfice des infirmiers en soins généraux et cadres de santé exerçant dans les unités de réanimations, des unités de réanimation néonatale, des unités de soins intensifs, des unités de néonatalogie assurant des soins intensifs et des unités de surveillance continue des établissements publics de santé. Un arrêté fixe son montant à 118 euros par mois.

Si cette mesure semble positive pour soutenir les services de soins critiques, sur-mobilisés par la situation sanitaire, il est difficilement compréhensible d’en exclure les aides-soignants ou les auxiliaires de puériculture, qui font partie intégrante de ces services. Pour certains aides-soignants, c’est la « goutte d’eau ». Dans ce cadre, j’ai notamment été interpellée par la CGT du CHU de Roubaix.

Cette exclusion est difficilement compréhensible, surtout lorsqu’on connaît le fonctionnement des soins critiques, qui requièrent une technicité et un niveau de qualification particulier. Par exemple, les aides-soignants effectuent des gestes techniques spécifiques à la réanimation, comme l’aspiration ou le massage cardiaque.

Dans ce cadre, j’ai notamment insisté sur le fonctionnement en binôme, que ce soit entre les infirmiers et les aides-soignants, ou entre les puéricultrices et les auxiliaires de puériculture dans les unités de néonatalogie. Les syndicats font valoir que l’attribution parcellaire de cette pourrait créer des tensions inutiles dans ces équipes, qui coopèrent très étroitement. Les soignants de ces unités de soins sont sous pression, et de telles mesures ne font qu’accentuer le manque de reconnaissance et le sentiment d’injustice ressenti.

J’ai donc demandé au ministre de justifier l’exclusion d’une partie des agents des services de soins critiques de l’octroi de la prime.

Réponse de M. Olivier VERAN


En réponse, M. le ministre a souligné l’investissement déjà effectué par le Gouvernement pour revaloriser les professions de santé. Je salue ce travail et je ne le nie pas. Cependant sur ce sujet particulier, cette distinction faite entre les soignants au sein d’un même service n’est pas légitime. Il en va du bon fonctionnement des services de réanimation et de soins intensifs. Je continuerai de me mobiliser.

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