Députée

7e circonscription du Nord

Santé universitaire - Priorité à la prévention

Depuis le début de mon mandat en juin 2020, je m’intéresse à l’état de santé de notre jeunesse. J’ai notamment été alertée par les professionnels de santé et par les élus du secteur sur l’usage détourné du protoxyde d’azote.

J’ai rencontré ensuite Mme Thérèse Lebrun, Président-recteur délégué à la santé de l’Université catholique de Lille (34 600 étudiants, 5 facultés, 20 grandes écoles et instituts), et je me suis rendue au Centre Polyvalent de Santé Universitaire (CPSU) où  le Docteur Cécile Masset et son équipe pluridisciplinaire mènent un travail de fond pour dépister, soigner et accompagner les étudiants.

Ces échanges et visites ont permis de mieux comprendre les spécificités de la population étudiante en matière de santé, que ce soit en termes de pratiques ou de recours aux soins.

Pour approfondir ces sujets, j’ai tenu à organiser au sein de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale une table-ronde autour de la santé universitaire, pierre angulaire de la protection santé de nos jeunes.

Les universités sont sensibilisées par les questions de santé depuis plusieurs années. Cela n’a pas toujours été le cas. Cette prise de conscience s’est accompagnée d’initiatives directes.

– 84% des étudiants se déclarent en bonne santé, ils étaient 92% en 2015
– 1 étudiant sur 4 déclare être toujours stressé

Alors que la France sort d’un deuxième confinement, la question de la santé des jeunes me parait être une problématique à ne pas minimiser.   

La crise sanitaire actuelle est une épreuve particulièrement dure pour nos jeunes. Ils se retrouvent isolés à un moment où la vie étudiante est une condition essentielle pour leur épanouissement individuel. Et leurs perspectives d’avenir paraissent considérablement assombries par la crise économique.  La crise a aussi pour effet de creuser les inégalités entre étudiants. Les plus favorisés disposent d’un bon accès au numérique ; ils sont soutenus par leur famille, quand d’autres sont, comme ils le disent, « en galère », pour ne pas décrocher, pour s’alimenter, pour se soigner. 

 

Ces échanges ont démontré que l’enjeu de la santé mentale de nos jeunes doit réellement être au centre de nos préoccupations. En France, les effectifs de psychologues sont bien en deçà des besoins : l’objectif fixé de 1 psychologue universitaire pour 1 000 étudiants, contre 1 pour 29 000 étudiants aujourd’hui.  

 

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